Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP)

MAEP à DJIBOUTI

Adhésion

Malgré son jeune âge (8 ans), le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs déclenche une reconnaissance systématique et est salué dans son originalité, dans sa philosophie profonde et sa pertinence à la fois par la communauté internationale, les organismes internationaux et naturellement par les africains. Les Etats africains sont de plus en plus nombreux à vouloir bénéficier de l’évaluation par les pairs. Actuellement, ils sont 30 à avoir adhérés au MAEP, ce qui représente plus de 75% de la population du continent africain. Quatorze pays (Ghana, Kenya, Rwanda, Algérie, Afrique du Sud, Bénin, Nigeria, Burkina Faso, Ouganda, Mali, Mozambique, Lesotho, Ile Maurice et Ethiopie) ont déjà achevé le processus de l’évaluation de leur gouvernance et une quinzaine d’autre se trouve sur les bancs de l’examen par les pairs.


Rappelons-le, la mise en œuvre dans un pays donné de ce mécanisme, initié par et pour les africains, est conditionnée précisément à une adhésion volontaire formulée sans ambiguïtés par les plus hautes autorités politiques. C’est le souhait exprimé le 1er juillet 2007 par la République de Djibouti lors du 7ème Sommet du Comité des Chefs d’Etat et de gouvernement du MAEP à Accra (au Ghana). Ainsi, pour traduire en actions concrètes cette volonté d’être évaluer plusieurs structures nationales ont vu le jour : le Point Focal du MAEP (Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale), le Secrétariat national et la Commission nationale de mise en œuvre du MAEP. Cette dernière comprend 45 membres représentatifs des toutes les composantes de la société djiboutienne (acteurs de la société civile, parlementaires, représentants du gouvernement, acteurs du secteur privé, journalistes, enseignements, autorités coutumières et religieuses, etc.).


Notons-le avec raison et clairvoyance qu’une telle démarche n’est possible sans une volonté politique et elle signifie au moins trois choses. Tout d’abord, cela relève d’un courage politique manifesté au sommet de l’Etat djiboutien, et nous ne pouvons que nous en réjouir. Ensuite, il s’agit d’un souci du regard de l’autre. Qui sommes-nous sans le jugement d’autrui ? Si on est beau ou laid, fort ou faible, réellement futé ou fanfaron, le saurons-nous sans l’autre ? Individu tout comme Etat, nous avons tous besoin d’un regard externe. Et enfin, un désir de parfaire son travail, corriger ses faiblesses, apprendre des expériences des autres pays, persévérer là où est manifeste l’effort et prendre connaissance de ses atouts pour mieux s’appuyer dessus dans le but ultime de gouverner dans la transparence avec lucidité et responsabilité.    


Cependant, ne perdons pas de vue que si le MAEP est un processus politique qui engage l’Etat à s’auto-évaluer, dans un premier temps, avant de l’être par une équipe africaine indépendante dans son mode de gouvernance selon des procédures uniformes, convenues et acceptées au niveau africain ; et que dans une autre dimension il responsabilise les autorités politiques d’un pays donné à la fois devant les autres dirigeants africains et également devant ses propres citoyens, il n’en demeure pas moins que c’est aussi un processus citoyen. Le MAEP accorde un rôle central aux citoyens dans leur compréhension du mécanisme, leur appropriation, la domestication des idées fondamentales et enfin leur participation active et effective à tous les stades du processus d’évaluation. Sans nul doute, l’implication de toutes les parties de la société contribuerait à «ouvrir l’espace politique aux acteurs non-étatiques».

 

Objectif

L’objectif fondamental du MAEP est « d’encourager l’adoption de politiques, normes et pratiques en vue de promouvoir la stabilité politique, une croissance économique élevée, un développement durable et une intégration économique sous-régionale et continentale accélérée grâce au partage des expériences et au renforcement des meilleures pratiques et des acquis, y compris l’identification des lacunes et l’évaluation des besoins dans le domaine du renforcement des capacités ».

 

 

PART DU GOUVERNEMENT DJIBOUTIEN 
  Quantité Durée (en mois) Coût Unitaire (en US$) Coût Total (en US$)
I. Personnel du Secrétariat National
Secrétaire National   16 2000 32 000
Président coordinateur national   16 2500 40 000
Secrétaire de Direction   16 1000 16 000
Comptable Gestionnaire   16 1500 24 000
Chauffeur   15 450 6 750
Femme de ménage   15 255 3 825
TOTAL I :
122 575
II. Equipement
1) Matériels à acheter
Pc portable 1   1700 1700
Vidéo Projecteur 1   900 900
Clé USB 10   30 300
Fournitures de bureau   13 1500 19500
Produits d'entretien   13 500 6500
Carburant   13 560 7280
Total matériels à acheter : 
36180
2) Matériels fournis par le gouvernement
Ordinateur 4   510 2040
Imprimante 4   315 1260
Onduleur 4   200 800
Photocopieuse 1     1760
Fax 1     370
Téléphone   18 250 4500
Internet   18 120 2160
Location du siège   18 850 15300
Electricité et eau   18 450 8100
Mobilier       5200
Climatiseurs 3   800 2400
Réfrigérateur 1     400
Total matériels fournis par le gouvernement :  44290
Total II :
80470

 

PART DES PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT 
  Quantité Durée (en mois) Coût Unitaire (en US$) Coût Total (en US$)
III. Consultants
Consultant en Communication   12 1200 14400
Consultant en Gouvernance   12 1200 14400
TOTAL II :
28800
IV. Instituts des Recherches Techniques
Gouvernance démocratique et politique       65 000
Gouvernance économique       65 000
Gouvernance des entreprises       50 000
Développement socioéconomique       55000
TOTAL IV :
235 000
V. Stratégie de Communication
Atelier d’information et de sensibilisation à l’intention de la presse 1   3000 3000
Sketches TV et chants 8   500 4000
Tournée de sensibilisation de la caravane théâtrale et musicale du MAEP dans les 6 régions du pays       9000
Dépliants sur le MAEP       3000
Tables rondes TV/Radio en langues nationales
7
  1500 10500
Spots publicitaires 4   1000 4000
Reportages radiophoniques et télévisés pour relater le processus du MAEP. 4   2000 8000
Production de photos, affiches, et objets promotionnels (T-shirts imprimés)        6000
Production des documents (bulletin, brochures, rapports, etc.)       8000
Ateliers de validation du rapport d'autoévaluation 6   2500 10000
Vulgarisation du rapport d'évaluation       3000
Confection des banderoles  5   840 4200
Création d'un site web        1430
Hébergement d'un site web   24   500
Entretien d'un site web et hébergement   13 250 3250
TOTAL V :
77880
VI. Réunions, réceptions et missions
Réunions techniques de la Commission 4   1750 7000
Participation aux rencontres continentales 2   6400 12800
Missions de terrain dans les régions 2   12450 24900
Missions de terrain dans la capitale 2   1000 2000
Indemnités des membres de la Commission 4   3375 13500
Indemnités des présidents des sous-comités 5 13 60 3900
TOTAL VI :
64100

 

TOTAL GLOBAL (provisoire) : 608 825 US$
PART DU GOUVERNEMENT DJIBOUTIEN (provisoire) : 203 045 US$
PART DES PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT (provisoire) : 405 780 US$

 

 

 

 

 

 

 

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